Première Année : la dure réalité des études !

Le réalisateur (et médecin) Thomas Lilti s’intéresse à l’examen que subissent les futurs praticiens.

La médecine nourrit un pourcentage suffisamment élevé de la fiction en images – films, séries – pour qu’on s’étonne qu’un cinéaste s’y consacre à plein temps, surtout s’il est médecin. Après l’apprentissage de l’exercice de l’art (Hippocrate, 2014), sa pratique quotidienne (Médecin de campagne, 2016), Thomas Lilti met en scène, dans son troisième long-métrage, ce rite étrange et douloureux par lequel doivent passer les futurs praticiens.

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Première année s’ouvre sur le spectacle de centaines de jeunes gens attablés en rangs serrés dans un hangar. Ils sont là pour noircir des cases sur des feuilles de papier. On connaît le curriculum vitae du réalisateur (médecin, il a continué d’exercer tout en faisant ses premiers pas au cinéma), on a vu le titre du film en entrant dans la salle, l’énormité de la situation saute aux yeux : l’identité du praticien qui soignera votre cancer ou votre dépression dépend de la capacité de ces étudiants à faire face à cette épreuve, qui relève plus de l’expérimentation animale que de la formation scientifique et professionnelle.

Autre réussite de Première Année se trouve dans la peinture de cette société éphémère organisée pour que les uns souhaitent tout le malheur du monde aux autres. A quelques incidents près, cette dissolution de la solidarité ne prend jamais la forme de la méchanceté ou de la cruauté. Ce n’est pas la peine, c’est la vie quotidienne des étudiants qui est méchante et cruelle, comme celle d’une émission de télé-réalité. Il se trouve que l’annonce de la réforme du numerus clausus en fin de première année de médecine apporte un semblant de happy end à ce film.

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