Adèle Exarchopoulos dans Orpheline

Un film d’ Arnaud des Pallières avec: Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot, Véga Cuzytek, Jalil Lespert, Gemma Arterton, Nicolas Duvauchelle

Un portrait d’une femme aux quatre âges de sa vie

Renée, Sandra, Karine, Kiki… Quatre femmes, mais une seule identité. Alors que Renée vit sa vie de future mère heureuse et épanouie, son passé la rattrape. Comme au Monopoly, la case prison est souvent inévitable. L’occasion de faire une rétrospectives dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Arnaqueuse confirmée à Paris, jeune fugueuse lolita puis petite Kiki, adorable fillette témoin d’une terrible partie de cache-cache.

Beaucoup de poussière sous le soleil

S’il n’en a pas la prétention, Orpheline d’Arnaud des Pallières ne révolutionne absolument aucun genre. Utiliser un système de narration chronologiquement inversé ? Fait et refait. N’est pas Gaspard Noé qui veut. Ce système est censé expliquer des éléments incompréhensibles pour le spectateur, résoudre et recoudre des liens rompus. Pallières ne s’en sert que pour faire mumuse. Dommage, car ses personnages sont écrits au couteau : manque psychologique, raccourcis faciles avec son lot de clichés… On a vu mieux comme drame sociale.

Moonlight, pour n’en citer qu’un, récent, et excellent qui plus est. Le point commun ? Le récit d’une seule vie avec plusieurs acteurs à chaque moment, chaque étape de la vie du principal protagoniste. Une idée qui peut apporter une certaine plus-value si -et seulement si- elle est justifiée. En l’occurrence, pas vraiment. Déjà, parce que contrairement audit Moonlight, les actrices ne se ressembles absolument pas… Tant physiquement (à part le prénom, rien ne rassemble Exarchopoulous et Haenel) que « spirituellement ». On s’explique : les actrices s’imitent toutes les unes les autres. Logiques, elles jouent le même caractère. Sauf qu’au bout d’un moment, la chose ne prend pas. On ne cesse d’identifier X actrice à X époque. Pourquoi ne pas avoir choisi une seule et unique actrice pour rejouer chaque facette ? N’est pas Tatiana Maslany qui veut certes… Mais l’idée aurait valu le chemin.

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Adèle Exarchopoulos, inexorablement coincée

Il faut le reconnaître : dans la vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, film qui l’a révélé au grand public, elle ensorcelle. Sa bouche constamment à moitié ouverte, son langage de cagole, sa sexiness insolente… Seulement voilà, non content d’avoir trouvé le rôle de sa vie, Adèle y jouait surtout son propre rôle. Qu’elle ne cesse de répéter depuis (dans « Eperdument » par exemple). Une fois encore, elle nous propose le rôle d’une fausse ingénue consciente de ses charmes, dévoilant ses boobies ce qu’il faut et prouve qu’avec des hommes, femmes, jeunots ou vieillard, elle est un coup d’enfer au lit. A la fiction, du moins. Mais à part susurrer qu’elle veut « nous baiser » et jouir comme un goret, que sait-elle bien faire ? Aucun réalisateur n’a pour le moment su nous l’expliquer. On s’impatiente mais on ne désespère pas.
Concernant le reste du casting, l’autre Adèle du cinéma, Haenel, déçoit pas mal elle aussi. Simagrées à répétition, si elle mime la douleur intérieure à la perfection, il est frustrant de la voir se contenter de ce rôle de vamp repenti. Petit mention spéciale, mais pas des moindres, à Solène Rigot. Ses faux airs de Lily-Rose Depp, son aisance avec son corps frêle, bref, son rôle de Lolita font d’elle l’objet à fantasmes de tous les pédophiles. Déstabilisant. Et pourtant, de notre bouche, c’est un joli compliment.

Par Mélissa C.
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