Avant-Première « Ouvert La Nuit » – Film Excellent et à la fois Surprenant par ses thématiques très variées!!! + BSO par Alain Souchon

Un film d’Édouard Baer  avec: Édouard Baer, Sabrina Ouazani, Audrey Tautou, Michel Galabru

1h37 – France – 2016 –

Synopsis:

Luigi a une nuit pour sauver son théâtre. Une nuit pour trouver un singe capable de monter sur les planches et récupérer l’estime de son metteur en scène japonais ; une nuit pour regagner la con ance de son équipe et le respect de sa meilleure amie – qui est aussi sa plus proche collaboratrice… et pour démontrer à la jeune stagiaire de Sciences Po, tellement pétrie de certitudes, qu’il existe aussi d’autres façons dans la vie d’appréhender les obstacles…

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L’alchimie est quasi parfaite dans ce road movie nocturne où l’on erre, légèrement grisé par le cocktail, de bar chic en troquet popu, de Montreuil aux quais de Seine, en compagnie d’un Luigi plus préoccupé de faire découvrir sa vie — la vie — à une jeune stagiaire pétrie de certitudes (Sabrina Ouazani, dans son meilleur rôle à ce jour) que par les « dix ou vingt mille balles » qu’il doit récupérer auprès de sa mécène pour payer sa troupe, en grève à la veille de la première.

« Hymne à la tchatche, à l’imprévu, au hasard des rencontres, à cette capacité qu’a la nuit d’abolir les frontières entre les gens et les classes, le film est aussi une déclaration d’amour à la Ville lumière, filmée avec fougue et sans clichés.

Pris en flagrant délit d’ego trip, mi-Alberto Sordi, mi-Patrick Modiano, Edouard Baer n’en est pas moins ­lucide sur l’égoïsme du héros qu’il incarne, prêt à se plier en quatre pour sa famille de substitution, mais incapable de tenir compagnie plus de dix minutes à ses propres filles. « Je ne suis qu’un pauvre type, un cynique, un manipulateur, un sale con », dit-il de lui, en utilisant les reproches que son entourage, excédé mais séduit, lui envoie parfois à la ­figure.

A savoir Michel Galabru, dans son dernier rôle, Audrey Tautou, ­géniale en assistante couteau suisse, et Grégory Gadebois, régisseur polygame. Mais comment en vouloir à cet homme de l’ombre, dévoué corps et âme à sa troupe, qui préférera toujours, à « l’argent de la vieille », contempler le soleil se lever en haut d’un parking de Montmartre ? « On s’en fout si/on a des soucis/Puisqu’on est aussi/ouverts la nuit », chante Souchon dans la chanson qu’il a écrite pour cette ode aux intermittents du coeur et du spectacle. » —  Extrait de l’analyse de Jérémie Couston

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